Carte bancaire ou espèces

Quel mode de don progresse vraiment en France en 2026 ?

Chiffres, tendances et impact concret sur votre collecte.
carte bancaire ou espèces

Dans la corbeille de quête ou sur le comptoir d’accueil, la pièce de monnaie garde une valeur presque symbolique : elle est le geste du don visible, immédiat, celui qu’on montre encore aux enfants. Pourtant, les chiffres du paiement en France racontent une tout autre histoire et elle concerne directement votre collecte. Voici ce que disent réellement les données sur la bascule vers la carte, et ce que cela change, très concrètement, pour une association qui n’équipe pas encore ses points de collecte d’un terminal.

Le paradoxe de la pièce dans la corbeille

Interrogez dix responsables associatifs sur la place des espèces dans leur collecte : neuf vous diront que « les gens ont de moins en moins de liquide sur eux ». Et pourtant, la plupart continuent, par habitude ou faute d’alternative, à ne proposer que le tronc ou la corbeille au moment du don. C’est là tout le paradoxe : on constate le recul du liquide dans sa vie quotidienne sans en tirer les conséquences sur ses propres outils de collecte. Ce paradoxe n’est pas propre au secteur associatif. Il traverse tout le commerce de proximité français, et les chiffres permettent de le mesurer précisément.

Ce que montrent les chiffres nationaux du paiement

Selon les données de la Banque de France, reprises par l’Insee, la part des paiements en espèces dans les commerces de proximité est passée de 68 % en 2016 à 50 % en 2022, puis 43 % en 2024. Cette même année 2024 marque un basculement symbolique : pour la première fois, la carte bancaire (48 % des transactions) est devenue le moyen de paiement le plus utilisé au point de vente, devant les espèces.
Le paiement sans contact accompagne largement ce mouvement : en 2023, 68 % des transactions par carte se faisaient sans contact, contre seulement 31 % en 2019, pour un montant moyen de 16 euros. Un ordre de grandeur qui recoupe, presque trait pour trait, celui d’un don ponctuel type.
Ce n’est donc pas un effet de mode passager lié à une actualité ponctuelle : c’est une tendance de fond, mesurée sur près de dix ans, qui touche aussi bien la boulangerie de quartier que le stand de collecte d’une association.

Et du côté du don ? Ce que l’on sait, et ce qu’il reste à mesurer

Ces chiffres décrivent le commerce en général, pas spécifiquement le geste de don et il n’existe pas, à notre connaissance, de baromètre public isolant la part carte/espèces dans la collecte de dons ponctuels en France.
C’est précisément ce qui rend la question utile à se poser en interne, association par association.
Ce que l’on sait, en revanche, grâce au Baromètre de la générosité 2025 de France Générosités (étude Novos), c’est que les dons des particuliers ont progressé de 3,6 % en 2025, la plus forte hausse depuis 2021 et que le dernier trimestre de l’année concentre à lui seul environ 41 % de la collecte annuelle. Autrement dit : la générosité des Français se concentre de plus en plus sur quelques temps forts (fêtes de fin d’année, grandes campagnes, événements ponctuels), des moments où chaque frein au geste de don pèse proportionnellement plus lourd sur le résultat final.

Le don qui n’a jamais lieu : le coût caché de l’absence de terminal

Ce n’est pas la baisse du liquide en elle-même qui devrait alerter une association, mais ce que l’on pourrait appeler le don perdu : celui qui ne se produit pas parce qu’au moment précis où l’envie de donner surgit, le donateur n’a ni pièce ni billet sur lui.
Ce moment existe à la sortie d’une messe, un dimanche matin, quand les fidèles n’ont plus que leur carte bancaire dans leur poche. Il existe devant un stand de collecte lors d’un gala ou d’un salon, où l’on découvre une cause pour la première fois, sans avoir prévu d’y consacrer du liquide. Il existe à l’accueil d’un service hospitalier, où un visiteur touché par une cagnotte de recherche voudrait donner cinq euros sans avoir sur lui autre chose qu’une carte sans contact.
Dans chacun de ces cas, le don n’est pas refusé : il est simplement rendu impossible par l’absence d’un moyen de paiement adapté à l’instant. Contrairement au don en ligne : réfléchi, différé, souvent programmé à l’avance, le don de proximité est un don d’impulsion. Il doit pouvoir se faire dans les dix secondes qui suivent l’envie, ou il ne se fera pas.

Ce qu’apporte une borne de don tactile

Une borne de don Donatouch répond précisément à ce moment d’impulsion : elle accepte la carte, le sans contact et le paiement mobile, sans saisie de code en dessous du plafond réglementaire de 50 euros, ce qui couvre la quasi-totalité des dons ponctuels. Elle ne remplace pas le tronc ou la corbeille : elle les complète, en captant le don que l’absence de monnaie aurait sinon empêché.
Pour une association, cela se traduit par trois bénéfices concrets :

  • Un montant moyen par don souvent plus élevé qu’en espèces : le geste « carte » n’est pas limité par la petite monnaie disponible dans une poche.
  • Une traçabilité complète de chaque don, utile pour l’émission du reçu fiscal et pour le suivi de la relation donateur dans la durée.
  • Une disponibilité permanente, sans dépendance à un fond de caisse à préparer ou à un passage de sécurité pour vider une corbeille en fin de journée.

Ces bénéfices ne sont pas propres à un seul type de structure : ils s’appliquent aussi bien à une paroisse qu’à une fondation hospitalière, un musée ou un club sportif organisant un événement de collecte ponctuel.

Ce qu’il faut retenir

 

> La carte a dépassé les espèces dans le commerce de proximité français en 2024, une première historique.

> Le sans contact représente désormais plus des deux tiers des paiements par carte, pour des montants proches de ceux d’un don type.

> La collecte associative se concentre de plus en plus sur quelques temps forts annuels, où chaque frein au don pèse plus lourd.

> Une borne de don ne remplace pas la corbeille : elle capte le don que l’absence de monnaie aurait empêché.

Par où commencer ?

Avant d’équiper un point de collecte, la bonne question n’est pas « carte ou espèces ? », mais : combien de dons votre association laisse-t-elle passer, faute d’un moyen de paiement adapté au bon moment ? C’est une question à laquelle un diagnostic simple de vos points de collecte actuels permet de répondre.

Vous voulez objectiver votre propre situation ?